Victoria Guillomon : L’appel de la terre, le souffle du monde
Celle qui interrogeait sa grand-mère sur le sens de la vie revient avec un récit de voyage initiatique. Dans Sur les chemins du monde j’ai apprivoisé la liberté, la créatrice du podcast « Nouvel Œil » troque le micro pour le sac à dos. Un manifeste pour une génération essoufflée en quête de silence.
De la terre à l’asphalte
Tout commence dans la poussière d’une ferme familiale. Victoria Guillomon n’est pas une enfant de la ville ; elle vient du monde agricole, de ce quotidien où le travail n’attend pas et où la sobriété est une règle de vie autant qu’une nécessité. Pourtant, derrière la joie de l’enfance, pointe déjà un sentiment de décalage. Une question, presque précoce, l’obsède : « Qu’est-ce qu’une vie réussie ? »
Comme pour fuir les tensions familiales et ce sentiment d’être « à côté », Victoria s’élance d’abord dans la course moderne. Études brillantes, ambition dévorante, maîtrise obsessionnelle de l’image… Elle devient le miroir d’une génération hyperconnectée, victime du syndrome de l’imposteur et d’une hyperactivité qui masque un vide immense.
Le voyage sans ailes
En septembre 2023, le déclic opère. Victoria décide de partir vers l’Inde, mais refuse de s’envoler. Sans avion, sans plan de route rigide, elle traverse dix-neuf pays en six mois. Ce n’est plus un simple déplacement géographique, c’est une déconstruction.
« Il n’y aura pas de changement systémique sans une transformation intérieure de chacun », affirme-t-elle avec une conviction nouvelle.
À travers les pages de son récit, elle explore cette « liberté intérieure » découverte au rythme lent de la route. Loin de la saturation numérique, elle redécouvre le silence et l’altérité. Ce voyage, qui l’a menée jusqu’à Shimla, dans le nord de l’Inde, se révèle être une véritable déclaration d’amour à un monde pourtant malmené.
Une figure de paix pour une génération fatiguée
À 27 ans, Victoria Guillomon s’impose comme une voix singulière. Après le succès de son ouvrage Tu penses quoi de la vie, mamie ?, elle confirme son talent pour mettre des mots sur l’épuisement contemporain.
Ce livre est plus qu’un carnet de voyage : c’est un pont intergénérationnel. Entre l’énergie vitale de la jeunesse et la sagesse puisée dans l’expérience du dénuement, l’autrice propose une alternative à la rentabilité permanente. Une invitation, tout simplement, à redevenir souverain de son propre temps.
FICHE TECHNIQUE
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Titre : Sur les chemins du monde j’ai apprivoisé la liberté
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Parution : 18 mars 2026
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Pagination : 344 pages
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Prix : 20,90 €
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